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Après la canicule, cinq gestes pour clore la veille et préparer la suivante.
Mi-juillet 2026, la troisième vague de chaleur de l’année reflue : plus aucun département en vigilance rouge depuis le 15 juillet, seize encore en orange le 17, dans le sud-est1. C’est dans les jours qui suivent qu’une veille se perd, ou se consolide.
Geste 1 : Solder la file avant de lever le dispositif
Une veille ne s’arrête pas d’elle-même. Quand la vigilance retombe, il reste presque toujours des personnes à rappeler, et des personnes pas jointes dont la situation n’a pas été éclaircie. Fermer en l’état, c’est laisser de côté celles pour qui le registre existe.
Avant de démobiliser, donnez une issue écrite à chaque fiche encore ouverte : jointe, vue au domicile, prise en charge par un proche ou un service, ou signalée.
La vigilance météorologique est nationale ; le plan d’alerte et d’urgence, lui, relève du préfet et se lève localement2. Tant que la levée n’est pas prononcée dans votre département, le contact périodique continue.
« D’organiser un contact périodique avec les personnes âgées et les personnes adultes handicapées qui résident dans la commune lorsque le plan d’alerte et d’urgence prévu à l’article L. 116-3 est mis en œuvre ; »
Lire le décret sur LégifranceJORF du 4 juillet 2026
Geste 2 : Écrire le bilan pendant que la mémoire est fraîche
L’épisode de fin juin a montré ce que coûte l’absence de trace. Selon Santé publique France, la semaine du 22 au 28 juin 2026 a compté 2 025 décès en excès (+29,1 %), avec une hausse de 91 % des décès à domicile3. Le domicile est l’angle mort ; le registre et ses appels sont une réponse ; le bilan rend compte de ce qui a été fait.
Un bilan utile tient en une page :
- la période et la cadence retenue ;
- le nombre de personnes inscrites et de tentatives d’appel ;
- la part des personnes effectivement jointes ;
- la répartition des résultats : va bien, à accompagner, à rappeler, pas joint, refus ;
- les situations confiées à un agent, et leur suite ;
- le tout daté, heure comprise.
Ce document sert trois fois : pour rendre compte au maire et au conseil, pour le retour d’expérience du plan communal de sauvegarde, pour dimensionner la prochaine veille.
Geste 3 : Corriger le registre à chaud
Chaque série d’appels est aussi un audit involontaire du registre : numéros qui ne répondent plus, personnes qui ont déménagé ou sont décédées, proches dont les coordonnées ont changé, personnes qui souhaitent être radiées, voisins signalés qui pourraient demander leur inscription. Ces constats s’évaporent en quelques semaines si personne ne les écrit.
Le décret n° 2026-590 rend cette tenue explicite : le maire répond de l’exactitude et de la mise à jour des données du registre (article R.121-7)4. La mise à jour d’après l’épisode est le geste le plus utile de l’année : c’est elle qui fait la qualité de la première heure de la prochaine alerte. Nos modèles de documents du registre (formulaire, accusé de réception, courriers) sont à reprendre librement.
Geste 4 : Garder le registre ouvert toute l’année
Jusqu’à cet été, la tentation était compréhensible : l’alerte levée, le registre retournait dans son tiroir. Depuis le 5 juillet 2026, il sert trois finalités : le contact des personnes pendant un plan d’alerte, l’information sur leurs droits et les aides, la lutte contre l’isolement et le repérage de la perte d’autonomie, toute l’année4.
Le calendrier laisse peu de répit : cette vague était déjà la troisième de l’année selon Météo-France1, l’été n’est pas fini, et le plan grand froid mobilisera le même registre à partir du 1er novembre. La question devient : quelle organisation tient à l’année ? Cadence, déroulé de l’appel, passage de relais, trace : notre guide pratique détaille chaque brique.
Geste 5 : Préparer l’arrivée du fichier du département
Dernier geste, le plus structurant : anticiper la croissance du registre. Dans six villes étudiées par Santé publique France, 0,2 % à 4 % des 65 ans et plus étaient inscrits5. Le décret change l’échelle.
« Au plus tard le 31 janvier 2027, le président du conseil départemental et la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail informent par tout moyen les personnes mentionnées à l’article R. 121-1-3 […] »
Lire le décret sur LégifranceJORF du 4 juillet 2026
Sauf opposition dans les deux mois, les données de ces personnes arrivent ensuite en mairie ; puis, chaque année, celles des nouveaux bénéficiaires, environ 340 000 par an selon une estimation du Gouvernement rapportée par la presse6. Un registre de 80 personnes qui en compterait 300 au printemps suivant ne s’appelle plus avec la même organisation.
Le bon moment pour poser ce calcul, c’est maintenant, bilan de l’été en main : notre simulateur convertit votre registre, la cadence et les jours d’alerte de votre département en heures d’agent, hypothèses affichées.
C’est ce travail que Foyane soulage. Les appels courants passent par une intelligence artificielle, au nom de la commune et au rythme qu’elle fixe ; vos agents retrouvent d’abord les personnes qui ont demandé qu’on les rappelle, et prennent le relais ; tout s’écrit au même carnet, et le bilan de la veille se fait sans ressaisie.
Questions fréquentes
La levée de la vigilance Météo-France met-elle fin au plan d’alerte ?
Pas automatiquement. La vigilance est nationale ; le plan d’alerte et d’urgence est déclenché et levé par le préfet, département par département. Une commune poursuit son dispositif tant que la levée n’est pas prononcée localement, et peut continuer à prendre des nouvelles des personnes signalées pendant l’épisode.
Que doit contenir le bilan d’une veille ?
La période et la cadence, le nombre de personnes inscrites et de tentatives, la part des personnes jointes, la répartition des résultats, les situations confiées à un agent et leur suite, le tout daté. Une page suffit si elle est précise.
Le registre sert-il encore entre deux alertes ?
Oui. Depuis le décret n° 2026-590, il sert aussi à informer les personnes inscrites sur leurs droits et à proposer des actions contre l’isolement, toute l’année.
Combien de temps garder les traces des appels ?
Le décret fixe la conservation des données du registre lui-même : jusqu’au décès ou à la radiation, et un an pour les données techniques et de traçabilité. La durée de conservation des traces d’appels relève du registre des traitements de la commune : proportionnée, et fixée avec son délégué à la protection des données.
Une pratique prudente : garder durablement le bilan chiffré, et les données nominatives le temps strictement nécessaire au suivi.
Sources
- 1Météo-France, bulletins de vigilance des 15 au 17 juillet 2026, repris notamment par Le Parisien (15 juillet : fin de la vigilance rouge, 69 départements en orange), La Croix (16 juillet : « troisième vague de chaleur de l’année ») et CNews (17 juillet : 16 départements en vigilance orange, sud-est et Corse). ↩
- 2Article L.116-3 du Code de l’action sociale et des familles : le plan d’alerte et d’urgence départemental est mis en œuvre sous l’autorité du préfet. ↩
- 3Santé publique France, point de situation sur la mortalité toutes causes, semaine du 22 au 28 juin 2026, publié le 3 juillet 2026. ↩
- 4Décret n° 2026-590 du 3 juillet 2026, Journal officiel du 4 juillet 2026 : articles R.121-1-1 et R.121-7 du CASF. Légifrance, JORFTEXT000054386844. Voir aussi ce que le décret change pour votre équipe. ↩
- 5Santé publique France, La Santé en action n° 448 (2019), p. 49-50 : de 30 à 8 000 personnes inscrites selon les villes, soit de 0,2 % à 4 % des 65 ans et plus, dans six villes étudiées. ↩
- 6Maire info, « Le registre communal des personnes vulnérables évolue en profondeur », 6 juillet 2026, pour l’estimation gouvernementale d’environ 340 000 nouveaux bénéficiaires de l’APA et de la PCH par an. ↩
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Ce que le décret change pour votre équipe
Le registre permanent, le fichier annuel, les trois finalités, l’habilitation, l’opposition : le texte, dit en travail.
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Cadence, déroulé de l’appel, personnes pas jointes, passage de relais, trace : les briques d’une organisation qui tient.
Ce que le registre demande à votre équipe
Votre registre, vos appels courants et les jours d’alerte de votre département : les heures d’agent, hypothèses affichées.